L'Écosite du Bourgailh
Point sur le projet Écosite du Bourgailh (AG du comité de quartier de Magonty du 28/01/2006) (récupération en cours)
Compte-rendu de la présentation de l’Écosite du Bourgailh le 26 mars 2005
Compte rendu de la présentation de l'Écosite du Bourgailh
Maison de quartier de Magonty (26 mars 2005)
Cette réunion a été organisée suite à une demande exprimée lors de l’assemblée générale du syndicat de quartier de Magonty, le 30 janvier 2005. Elle avait pour but de faire un point sur l’état d’avancement des travaux d’aménagement de l’Écosite du Bourgailh. Cette présentation a été réalisée par Dominique Dumont, conseillère communautaire, déléguée à l’Environnement, Urbanisme et Jean-Jacques Tastet, chef du projet Écosite. Malgré le choix défavorable de la date en week-end de Pâques, les Magontins sont venus en nombre assister à cette présentation.
Ce compte rendu s’appuie sur le bilan des activités 2003-2004 présenté par l’Association Écosite du Bourgailh lors de son assemblée générale du 1er mars 2005.
1. La coulée verte de la vallée du Peugue L’Écosite du Bourgailh fait partie de l’ensemble environnemental de la coulée verte de vallée du Peugue comprenant également les cheminements des bords du Peugue, le bassin de Cap de Bos et le Bois des sources du Peugue. À terme, il sera possible de se rendre sans discontinuité du Bois du Bourgailh au Bois des sources du Peugue en empruntant les pistes de cheminement doux réservées aux piétons et aux cyclistes. Dans un avenir plus lointain, en poursuivant vers l’ouest, les plus courageux pourront atteindre à vélo le Bassin d’Arcachon, au Domaine de Certes. |
2. L’Écosite du Bourgailh
Le projet de l’Écosite du Bourgailh se développe en deux phases :
Phase 1 (2003 à 2006) : certaines réalisations sont achevées ou en cours de développement (la Forêt et la Colline du Bourgailh, la serre tropicale, le zoo et la Maison du Bourgailh),
Phase 2 (de 2006 à 2008) : le parc animalier (qui remplace depuis peu le parc à thème), le parc résidentiel de tourisme, le pôle d’activités et la ferme pédagogique sont encore au stade de projet plus ou moins avancé.
2.1. Phase 1
L’ouverture au public de la Forêt du Bourgailh sera effective fin avril 2005 (ouverture officielle le 23 avril). Un certain nombre de travaux sont déjà achevés ou en phase d’achèvement, alors que l’accès de la colline restera interdit au public pendant une quinzaine d’années.
Dans la phase 1 sont ou seront réalisés :
- les tracés des promenades ;
- le parking .
- les ouvrages en bois (passerelles, ponts, signaux et estrades. La mise en place des trois belvédères 13 m et 18 m) a pris du retard pour des raisons techniques : la ville a demandé des garanties au maître d’oeuvre qui a utilisé une technique expérimentale d’assemblage par goujons collés. Ils seront construits de mai à juillet 2005 ;
- la mise en valeur des plantes tropicales avec création d’un itinéraire présentant successivement plusieurs formes de biotopes ;
- les plantations d’éricacées (150 000 plantes sur 2,5 ha) sur la Colline du Bourgailh sont en cours ;
- la Maison du Bourgailh, située à l’entrée de l’Écosite (entrée de la déchetterie actuelle), dont l’étude de programmation en cours permettra de lancer le projet architectural en avril 2005. Elle abritera des expositions permanentes et temporaires, la collection de plantes tropicales et deviendra un lieu relais des espaces naturels régionaux (réserve du Teich, …) ;
- la valorisation du biogaz de récupération de l’ancienne décharge a débuté fin 2004 avec la mise en service de la chaudière destinée au chauffage de la serre tropicale et l’unité de production électrogène mise en place par EDF.
2.2. Phase 2
Parc animalier
Le futur parc animalier qui remplacera le parc à thème initialement programmé fera l’objet d’un appel d’offre. En mars, une délégation pessacaise s’est rendue aux Pays-Bas, à Arnhem et Rotterdam pour visiter des parcs qui pourraient servir de modèle au futur parc.
Le parc résidentiel de tourisme
Ce parc permettra, à terme, d’organiser de courts séjours sur l’Écosite.
Ce projet a provoqué des réactions de la part de certains participants propriétaires de terrains situés dans la zone retenue pour sa réalisation (avenue de Beutre) qui sont frappés de droit de préemption. Il leur a été précisé qu’ils ne seront pas expropriés, mais, qu’en cas de vente ou de succession, la ville pouvait se porter acquéreur : dans ce cas, les Domaines feront une proposition qui fera ensuite l’objet d’une négociation avec les propriétaires.
Déplacement de la déchetterie
La déchetterie, située actuellement à l’entrée du parc, sera déplacée au pied de la colline, au niveau de l’ancienne entrée de la décharge, au bout de la ligne droite de la rue de la Princesse.
3. Les manifestations
Manifestations organisées en 2004
En 2004, l’association Écosite du Bourgailh a organisé :
– des visites commentées des serres tropicales ;
– une soirée découverte des étoiles au sommet de la Colline du Bourgailh ;
– une journée d’information grand public.
Manifestations prévues en 2005
Les 23 et 24 avril se déroulera l’ouverture officielle du Bourgailh sous la forme d’une fête du jardin et de la nature qui s’appellera Le Printemps du Bourgailh. De nombreuses animations sont programmées : – le marché aux plantes, samedi de 10 à 18 h avec exposition-vente de plantes, conseils de professionnels – des ateliers de multiplication et rempotage d’orchidées (samedi à 16h et dimanche à 11h30 et 16h), de compostage (samedi et dimanche de 10h à 18h) et le troc’plantes (dimanche de 10h à 18h) – la découverte du Bourgailh, avec visite de la serre municipale (visites libres samedi et dimanche de 10h à 18h, commentées samedi à 14h et 16h30, dimanche à 11h, 14h et 16h30), ballades nature en forêt du Bourgailh, promenades en calèche, location de poneys et de vélos, exposition Les aménagements du Bourgailh. Renseignements au Service Environnement et paysage (05 57 02 20 46) |
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Orientations pour le développement du secteur du Bourgailh
Novembre 2002
Aménagement de l’Écosite du Bourgailh
Transparents présentés lors de la réunion du 12 novembre 2002
à la maison de quartier de Magonty
1 Les éléments de diagnostic
L’occupation du sol se caractérise par :
Ø un caractère naturel très marqué et une continuité végétale remarquable à l’échelle de l’agglomération,
Ø une urbanisation faible entre le hameau de Courtillas et le secteur de Magonty,
Ø la présence d’équipements publics ou privés occupant des emprises de grande taille,
Ø l’existence d’activités agricoles au sud du périmètre.
La trame végétale
Le diagnostic met en évidence
Ø une présence marquée du végétal sous de multiples formes,
Ø le caractère encore rural des espaces bâtis,
Ø une continuité paysagère remarquable formée en partie par des boisements de qualité
Ø des alignements de chênes emblématiques le long des voies principales,
Ø une mise en perspective des paysage depuis de nombreuses clairières.
Les réseaux
Ø un périmètre non équipé par le réseau d’assainissement,
Ø un secteur comportant un maillage de voirie peu développé faisant l’objet de projets importants,
Ø un site peu desservi par le réseau de transport en commun,
Ø des itinéraires cyclables de qualité.
Les disposition réglementaires
Le schéma directeur approuvé le 26 septembre 2001 définit :
Ø une zone multifonctionnelle sur le secteur de Courtillas et sur les secteurs bordés par l’avenue de Magonty,
Ø des espaces naturels protégés,
Ø un pôle touristique de sport et de loisir.
2 Les orientations pour le développement du site
Ø Développer des liaisons entre les différents pôles d’intérêts, en particulier dans le projet d’écosite entre rocade et chemin du Transvaal
Ø Conforter les continuité naturelles existante
Ø Permettre une urbanisation mesurée de certains secteurs déjà construits dans un souci de préservation du cadre environnemental
Ø Permettre une urbanisation de la lisière urbaine de Magonty en cohérence avec les tissus pavillonnaires et le couvert végétal existants
Ø Définir la vocation des espaces naturels à l’ouest du chemin du Transvaal
Ø Traiter les voiries en lien avec leur fonction, aménager «l’entrée de ville» sur l’avenue de Beutre
Visite du zoo de La Flèche
(23 avril 2004)
Ce zoo a été créé en 1946, ce qui en fait le plus ancien parc animalier privé de France, se situe actuellement parmi les cinq plus grands parcs zoologiques français avec ses 1200 animaux qui évoluent dans un domaine de 14 hectares.
Il a connu depuis sa création diverses fortunes : dépôt de bilan en 1988, rechute en 1995, il a décollé à nouveau en 1997 sous l’impulsion de Stéphane Da Cunha et de son équipe qui ont rénové avec brio certaines installations, parmi lesquelles il faut citer :
– un parc paysager de 3000 m² dédié aux ours polaires, avec un bassin parfaitement entretenu qui permet de suivre les évolutions aquatiques des animaux ;
– un parc de même dimension qui reproduit un paysage montagneux du Canada avec grotte, torrent et cascade, dans lequel on peut admirer deux ours grizzlis. Notons au passage que la topographie des lieux (le zoo est bâti sur un tertre) facilite la réalisation de tels décors ;
– un parc paysager dans lequel le petit panda semble heureux de vivre ;
– les bassins d’eau claire où se baignent les loutres d’Asie et les manchots d’Humboldt ;
– les spectacles et animations que nous n’avons malheureusement pu tous apprécier, faute de temps : – ballet aquatique des otaries de Californie, – spectacle de fauconnerie à cheval – spectacle de perroquets – animations pédagogiques sur le thème du monde animal. Le zoo de La Flèche participe avec 200 autres parcs européens aux Programmes d’Élevage et de Conservation (EEP) dont le but est de gérer la reproduction de 120 espèces animales menacées par la pollution, la déforestation, le braconnage… Il s’est vu confier la reproduction de plusieurs espèces dont le tamanoir pinché, le guépard, le maki vari, l’éléphant d’Afrique ou le loup à crinière d’Amérique du Sud. Il enregistre plus de 100 naissances par an : nous avons d’ailleurs eu le privilège de voir un bébé hippopotame de 3 semaines qui n’est pas encore visible par le public. |
Stéphane Da Cunha a présenté l’état actuel du projet du zoo de Pessac. Dix personnes assureront son fonctionnement au démarrage. Comme il est matériellement et financièrement impossible de réaliser tous les travaux qui le rendront plus attractif, il est prévu de procéder en plusieurs étapes sur cinq ans avec un budget évalué à 1,2 millions d’euros. Dans un premier temps, les travaux concerneront la zone d’accueil, la remise en conformité des clôtures. La réouverture du zoo est aujourd’hui liée à l’organisation d’un spectacle de perroquets. La direction compte sur l’indulgence du public pendant la phase de transition, les grands travaux ne commençant que l’an prochain et table sur une fréquentation de 30000 visiteurs cette année : cet objectif est tout à fait réalisable.
Une idée qui intéressera les familles : pour fidéliser la clientèle, il est prévu de mettre en place un système d’abonnement qui rencontrera, à n’en pas douter, le succès auprès des familles.
Le but de cette sortie a été atteint au delà de toute espérance. La visite a permis de dégager certains points forts : – la réussite de l’intégration paysagère avec une végétation très variée et bien entretenue ; – la qualité des installations récentes qui mettent en valeur les animaux en privilégiant le confinement des animaux à l’aide de fosses, de vitrines et de clôtures électriques et en supprimant, à chaque fois que cela est possible, les grilles et grillages métalliques ; – la variété des animaux très bien entretenus ; – le professionnalisme du personnel, vétérinaire, soigneurs et personnel d’entretien, soucieux du bien-être des animaux et du respect de la réglementation rigoureuse imposée aux zoos ; – la variété et la qualité des spectacles et animations proposées au public. |
Yves Schmidt
