Fédération des Syndicats
de Quartiers de Pessac

Naissance de la fédération

MÉMOIRE DE LA FÉDÉRATION

La naissance

L’idée d’une fédération a germé en 1935 pour se concrétiser un an plus tard.

Le contexte local : Le Docteur Roger Marcade est élu maire de Pessac le 19 mai 1935.
Les pères fondateurs (source principale : l’hebdomadaire L’Indépendant du Canton de Pessac ) :

  • M. ARNAUD (comité des Echoppes) « l’inventeur » : est à l’origine de l’idée de la constitution d’une fédération qu’il a émise lors de la dernière fête de Noës de 1935 pour coordonner les actions et rassembler les moyens.
  • M. HUGON (président du syndicat des quartiers de France et environnants) le « développeur » d’une « fédération des syndicats de fêtes de quartiers »:
  • développe l’idée d’une fédération des comités des fêtes avec MM. Marquet, Lepesqueur et Guérin lors d’une entrevue à la fête du 30 juin organisée dans le grand parc du Haut-Brion ;
  • provoque dès la semaine suivante une assemblée générale de tous les syndicats et comités de fêtes de la commune le samedi 6 juillet 1935 à 21H. à l’Elysée ayant pour but de : « rechercher entre gens intéressés à la question les moyens propres à la constitution éventuelle d’une Fédération des Comités des fêtes de la commune », en précisant que « la Fédération n’aura à s’occuper uniquement que des questions qui concernent l’organisation des fêtes et non celles qui pourraient intéresser la défense des intérêts des quartiers ». Cependant cette fédération « telle que nous la concevons, c’est l’adhésion de la totalité des syndicats existants ».

M. SIRIEIX (fondateur du syndicat de quartier de Brivazac) le « concepteur » de la « fédération des syndicats de quartiers et comités de fêtes »:

  • constate que l’initiative de M. Hugon est restée en panne en n’offrant qu’une perspective restreinte aux fêtes pour la fédération,
  • propose une solution globale lors de la réunion du 11 avril 1936 à l’Elysée réunissant les syndicats de quartiers ET les comités de fêtes en soulignant « les nombreux intérêts que présente la création d’une fédération, notamment pour la défense des intérêts de quartiers – les réclamations ne venant plus seulement d’une poignée d’habitants dévoués mais de toute la population pessacaise – et des fêtes – calendrier, prix, coordination, etc ».

Les principes fondateurs : Les Statuts fondateurs

Ils découlent des statuts et de la pratique :

  • L’union des quartiers dans une fédération fait leur force.
  • L’indépendance par rapport aux élus traduite par l’incompatibilité des fonctions électives avec la participation au bureau (cf. art16 al.3).
  • La coordination entre les divers syndicats (cf. art.3 in fine)
  • Un champ d’étude généraliste et ouvert à « toutes les affaires d’un intérêt évident » (cf. art.3)
  • La possibilité d’organiser des fêtes à caractère social (cf. art. 4)
  • La coopération avec les municipalités.
  • Un groupement démocratique, représentatif des quartiers (cf. art.5 et 8) neutre (cf. art.22 et 27) et solidaire (cf.art.26).

Les quartiers fondateurs (source : les assemblées générales constitutives in L’Indépendant du Canton de Pessac) :

  • Sardine
  • France
  • Le Monteil
  • Noès
  • L’Alouette
  • La Donne
  • Brivazac-Candau
  • Prairie-Grand Parc
  • Artiguemale
  • Réveil du Haut-Brion
  • Les Echoppes-Le Vallon
  • Toctoucau
  • Magonty
  • Verthamon

Une dynamique fédérative (source : bulletin fédéral officiel n°2 du 2ème trimestre 1939) :

  • La Fédération des syndicats de quartiers de Pessac est à l’origine d’une « Fédération Régionale des syndicats de défense des intérêts de quartier de la banlieue de Bordeaux et de ses environs ». Ce groupement déclaré sous le n°3393 comprend outre les quartiers de Pessac ceux de Talence, Mérignac, Villenave d’Ornon, Gazinet (cf. la liste des syndicats fédérés).

Des relations avec la presse (sources : les premiers numéros de La Défense du Canton de Pessac, de L’Indépendant du Canton de Pessac et Le Journal de Pessac et du Canton.

La place donnée aux syndicats de quartiers :

  • Elle semble naturelle dans tous les journaux qui se sont succédés dans la période de création de la fédération. « Les intérêts du canton ne sont autre chose que la somme des intérêts des différents quartiers ou agglomérations qui composent le canton de Pessac » lit-on dans le n° 1 de la Défense dans sa rubrique « Dans les syndicats de quartiers ».
  • Mais c’est dans l’Indépendant que cette place est large comme en témoignent les relations détaillées de la constitution de la Fédération.

La presse impliquée dans les syndicats de quartier :

Deux membres de l’équipe de L’Indépendant du Canton de Pessac, ces messieurs de la presse sont des exemples manifestes de cette implication.

  1. Pierre HUGON, rédacteur-correspondant de la Petite Gironde était aussi vice-président du syndicat de défense des intérêts des quartiers de France et environnants. C’est à ce titre qu’il a joué un rôle important dans le cheminement de l’idée de fédération.
  2. Jean LAVIELLE, imprimeur à Pessac et créateur de L’Indépendant du Canton de Pessac a été le premier président du syndicat de quartier de Brivazac-Candau.

Une identité de principes avec les syndicats de quartier :

  • Importance du local et de la proximité des habitants, la nécessité d’une critique des administrateurs publics correcte, courtoise et non polémique ; ne pas s’attaquer aux personnes ou à leurs idées mais à leurs actes seulement ; traduire ce que pensent et disent les habitants ; être un trait d’union entre les habitants et les administrateurs publics ; telle est la description du journal local idéal que fait Pierre HUGON dans une tribune libre insérée dans le premier numéro de la Défense, parfaitement transposable au mode de fonctionnement d’un syndicat de quartier.
  • Enfin l’indépendance a donné son titre à l’hebdomadaire le plus proche des quartiers.

Les textes fondateurs :

L’Indépendant du Canton de Pessac n° 21 du 13 juillet 1935

L’Indépendant du Canton de Pessac n° 61 du 18 avril 1936

L’Indépendant du Canton de Pessac n° 67 du 30 mai 1936

L’Indépendant du Canton de Pessac n° 71 du 27 juin 1936