Eléments de langage pour donner un avis sur l'enquête publique sur les vols de nuit
NOTE AUX RIVERAINS
Mobilisation pour la consultation publique concernant l’introduction de restrictions nocturnes à l’aéroport de bordeaux
OBJECTIF : EXIGER UN COUVRE-FEU STRICT ET DÉNONCER UNE ÉTUDE BIAISÉE
Un projet d’arrêté introduisant des restrictions nocturnes à partir de 2029 est actuellement soumis à consultation sur le site : accès à la consultation .
Cet arrêté traduit un choix fait par le préfet à l’issue d’une étude dite « Etude d’Impact par une Approche Equilibrée » (EIAE) dont l’objectivité est gravement remise en cause.
Nous avons jusqu’au 30 juin 2026 pour agir.
Il est important que les riverains saisissent la possibilité de s’exprimer qui leur est offerte pour manifester un rejet massif de l’option choisie qui masque une autorisation de croissance des vols de nuit derrière des promesses d’une efficacité douteuse.
Table des matières :
Rapide explication du problème :
Une consultation publique est ouverte jusqu’au 30 juin 2026 concernant un projet d’arrêté préfectoral visant à restreindre les vols de nuit à l’horizon 2029 ( Lien vers la consultation )
Courant 2024, 4 scenarios ont été étudiés dans le but de ne pas augmenter à l’horizon 2029 la population soumise aux nuisances aéroportuaires
- Scenario très peu restrictif ne permettant pas d’atteindre les objectifs
- Scenario de couvre-feu partiel (aucun vol entre 2h et 5h)
- Scenario de couvre-feu partiel (aucun vol entre minuit et 6h)
- Scenario de couvre-feu total entre 22h et 6h porté par les associations
Le préfet a décidé sans consulter les parties prenantes d’intégrer 2 nouveaux scenarii basés sur les scenarios 2 et 3
- Scenario B : aucune restriction pour des avions de nouvelle génération
- Scenario B bis : restriction totale entre minuit et 6h
Le Préfet a retenu le “Scénario b”, une option jugée insuffisante par la Fédération des Quartiers car elle ne prévoit aucun couvre-feu. Ce scénario repose uniquement sur l’interdiction des avions les plus bruyants en début de nuit, tout en autorisant sans limite les avions dits “nouvelle génération” à voler toute la nuit.
Les critiques majeures que nous formulons :
- Manque de sincérité
L’étude d’impact (EIAE) utilise des données de trafic sous-estimées et des chiffres de population obsolètes (2015). Elle s’appuie sur des hypothèses très contestables. - Opacité
Le scénario choisi a été introduit sans consultation; son efficacité a été déclarée sans fournir les éléments techniques. Le rapport détaillé a été caché pendant neuf mois, nécessitant des recours juridiques pour être obtenu. - Efficacité douteuse
L’analyse du rapport met en évidence de nombreuses incohérences. Les mesures de bruit sur le terrain montrent que le gain sonore des nouveaux avions est pratiquement imperceptible à l’oreille humaine (1 à 3 dB d’écart). La contrainte de performance acoustique ne réglera pas le problème du réveil nocturne. - L’objectif de l’action
Obtenir un rejet massif du Scénario B au profit du Scénario 3 ou Bbis, qui impose un couvre-feu strict entre 0h et 6h.
Pour que la qualité de nos nuits et notre santé soient préservées, il est important de participer à la consultation en cours. Si vous souhaitez participer avec une contribution personnalisée, nous vous proposons des exemples de textes argumentés pour chaque défaut majeur de l’étude et pour une conclusion (choix « à la carte » : lien vers la page 4)
Si vous souhaitez apporter votre soutien avec un commentaire plus simple et plus succinct, nous vous proposons des textes déjà rédigés selon plusieurs angles ( lien vers la page 3 ).
Pour plus d’informations : lien vers le site de la fédération « dossier aéroport »
Proposition succincte de textes
Vous souhaitez apporter votre soutien à la demande de couvre-feu formulée par la fédération des quartiers avec un commentaire simple et direct, nous vous proposons ci-après des textes rédigés selon plusieurs angles. Ces textes reprennent les arguments techniques issus des analyses menées par la fédération tout en variant les tons pour éviter l’effet “pétition”. 5 thèmes majeurs sont proposés (faire des liens directs vers des ancres dans la page)Version 1 : L’angle de la santé publique et du sommeil
Je rejette formellement le scénario B car il ne met pas fin au fractionnement du sommeil, qui est la cause majeure des pathologies graves liées au bruit. Contrairement à ce que suggère l’étude, réduire de quelques décibels l’intensité d’un survol nocturne ne permet pas de préserver le repos des habitants. Seul un arrêt effectif des vols entre 0h et 6h, tel que proposé dans les scénarios Bbis ou 3 garantit une période de répit indispensable à la santé publique. Protéger le sommeil de dizaines de milliers d’habitants doit être une priorité absolue de l’État et non une simple variable d’ajustement économique au profit des compagnies aériennes. Je demande donc le retour à une option incluant un couvre-feu strict.Version 2 : L’angle de la durabilité et de l’absence de garanties
Le scénario B est une mesure de court terme qui ne présente aucune garantie de protection au-delà de 2029. À mesure que les flottes se renouvelleront, les restrictions s’évaporeront d’elles-mêmes puisque les nouveaux avions respecteront mathématiquement les seuils imposés, laissant le champ libre à une croissance illimitée du trafic en cœur de nuit. Cette « approche équilibrée » est en réalité un chèque en blanc donné aux opérateurs économiques. Pour assurer une réduction durable et réelle des nuisances, seule une restriction horaire claire et non contournable par l’évolution technologique est acceptable. Je demande l’application du scénario Bbis ou 3, afin de sanctuariser le droit au repos de façon pérenne pour tous les riverains.Version 3 : L’angle de l’équité et de la comparaison territoriale
Il est inacceptable que les riverains de Bordeaux-Mérignac soient moins protégés que ceux d’aéroports comparables, comme Toulouse, qui a retenu la mise en place d’un couvre-feu lors de sa propre étude. Le choix du scénario B témoigne d’une capitulation devant les exigences des acteurs économiques au détriment de notre cadre de vie. L’arbitrage préfectoral, guidé par une différence économique jugée minime par rapport aux enjeux de santé, méprise la qualité de vie des plus de 100 000 personnes exposées. L’étude ne s’intéresse en effet qu’aux 4000 personnes les plus exposées et n’accorde aucune considération aux dizaines de milliers de riverains situés en dehors du PEB. Je demande que l’autorité administrative révise sa position pour s’aligner sur les meilleures pratiques de santé publique en adoptant un couvre-feu entre minuit et 6 heures, seule mesure lisible, efficace et juste.Version 4 : L’angle de la critique des hypothèses et de la sincérité
L’insincérité des résultats de l’EIAE, basée sur des hypothèses de trafic sous-estimées et des indicateurs peu discriminants, rend le choix du scénario B totalement illégitime. Puisque l’impact positif affiché dépend à 50 % de suppressions de vols laissées à la seule discrétion des compagnies, aucune confiance ne peut être accordée à cette solution de compromis fragile. Face à des données de modélisation aussi contestables et à un manque de transparence flagrant durant l’étude, seule une mesure robuste et contrôlable par tous peut être retenue. Je réclame donc le choix du scénario Bbis ou 3 car un couvre-feu est la seule disposition qui ne dépend pas de déclarations d’intention non contraignantes.Version 5 : L’angle de la fermeté citoyenne
Les conclusions de cette étude d’impact sont inacceptables car elles ignorent la réalité vécue par des dizaines de milliers d’habitants au profit d’une illusion technologique. Le mythe des « avions silencieux » ne protège personne à 3 heures du matin quand l’oreille humaine ne perçoit pas la différence de niveau sonore. Je conteste fermement le projet d’arrêté actuel et demande solennellement le retour à un scénario avec couvre-feu effectif sur le cœur de nuit (0h-6h). Cette mesure de santé publique est la seule qui réponde aux attentes légitimes des riverains pour un répit nocturne réel. Une véritable approche équilibrée doit replacer l’humain et son droit au sommeil au centre des préoccupations de l’aéroport.Si vous souhaitez développer votre propre commentaire, vous trouverez ici des exemples de textes pour argumenter sur les principaux défauts de l’étude et conclure par une demande de retour à une option de couvre-feu.
Proposition de textes prédéfinis par thèmes
Voici plusieurs propositions de commentaires pour alimenter la consultation publique. Ces textes reprennent les arguments techniques issus des analyses menées par la fédération des quartiers tout en variant les tons pour éviter l’effet “pétition”. Vous pouvez ainsi composer votre commentaire personnalisé abordant un ou plusieurs thèmes et concluant par une demande de retour à une option de couvre-feu.1. Sur l’indépendance et la transparence
- Version A : En tant que citoyen, je conteste la légitimité de cette étude pilotée par le Préfet alors que l’État est lui-même actionnaire majoritaire de l’aéroport. Comment accorder du crédit à un rapport dont les données techniques ont été dissimulées pendant neuf mois, obligeant les riverains à des recours juridiques pour y accéder ? Ce manque de transparence flagrant masque une décision prise à huis clos, où les scénarios de protection ont été écartés sans concertation.
- Version B : Le règlement européen exige une autorité indépendante pour conduire une étude d’impact acoustique. Or, l’État cumule ici les rôles de propriétaire, concédant et régulateur, ce qui crée un conflit d’intérêts systémique souligné par la Cour des comptes. L’introduction tardive du scénario B, moins restrictif que les options initialement retenues, prouve que l’intérêt financier de la plateforme a primé sur la santé publique.
- Version C : Je déplore que ce projet d’arrêté s’appuie sur une étude dont la méthode a délibérément exclu les riverains au moment des choix cruciaux 6. Le fait que le rapport détaillé n’ait été validé qu’en septembre 2025, soit bien après l’annonce du choix du Préfet, suggère un ajustement des données pour justifier une décision déjà prise. Cette opacité est incompatible avec une démarche de concertation sincère.
- Version D : La confiance dans l’action publique est ici rompue. On nous a présenté une étude “participative” qui s’est terminée par le choix imposé d’un scénario qui n’était même pas sur la table lors des réunions de juillet 2024. Ce revirement, opéré sous la pression des acteurs économiques, montre que les services de l’État ont agi en défenseurs de l’aéroport plutôt qu’en protecteurs de la santé des habitants.
- Version E : L’analyse du rapport complet révèle des zones d’ombre majeures sur la conduite de l’étude. Le refus initial de communiquer le rapport détaillé, puis sa transmission tardive après avis de la CADA, démontre une volonté de limiter le contrôle citoyen sur les hypothèses de modélisation. Une étude dont les bases sont solides n’a aucune raison d’être retenue pendant neuf mois loin du regard des experts associatifs.
2. Sur les références et les hypothèses de trafic
- Version A : L’étude se base sur l’année 2019 comme référence, soit le pic historique du bruit que nous jugeons tous intolérable. Pourtant, la réalité de 2024 montre déjà que le trafic en “cœur de nuit” (0h-6h) est deux fois plus important que ce qui était modélisé pour 2029 (4 292 vols réels contre 2 158 prévus). Ce décalage massif rend les conclusions de l’EIAE totalement caduques avant même leur application.
- Version B : Je conteste les prévisions de croissance du trafic de nuit retenues pour 2029. Alors que le trafic nocturne a déjà explosé de 31,4 % entre 2019 et 2023, le rapport suppose soudainement une stabilisation à 10 % du trafic total. Cette hypothèse “optimiste” permet d’éviter mathématiquement des restrictions fortes, mais elle condamne les riverains à subir une augmentation réelle des nuisances sans aucun garde-fou.
- Version C : Les hypothèses de répartition horaire sont fausses. Le rapport prévoit 80 % d’arrivées et 20 % de départs la nuit. Or, les données 2024 de l’aéroport prouvent exactement le contraire pour la tranche minuit-6h : il y a trois fois plus de départs que d’arrivées. Les départs étant bien plus bruyants, l’impact sonore sur nos habitations a été largement sous-estimé par le bureau d’études.
- Version D : Comment valider une étude qui utilise des données de densité de population de 2015 source externe mentionnée en historique ? En ignorant l’urbanisation massive de communes comme Pessac ou Eysines constatée depuis, l’étude minimise artificiellement le nombre de victimes du bruit 18. On nous traite comme si nous vivions dans des zones désertes alors que 68 000 personnes sont survolées par la seule piste 29
- Version E : L’EIAE manque de robustesse car aucune analyse de sensibilité n’a été réalisée. Un simple changement sur l’année de référence (les riverains demandaient 2015) ou sur le taux de croissance nocturne inverserait le classement des scénarios. En choisissant les paramètres les plus favorables à l’aéroport, le Préfet a construit un modèle qui ne protège pas les habitants.
3. Sur le mythe des « avions silencieux »
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- Version A : Le scénario B repose sur l’illusion des avions de “nouvelle génération”. Or, les mesures réelles des stations de bruit en 2024 montrent que l’écart n’est que de 1 à 3 dB par rapport aux anciens modèles. Cette différence est imperceptible à l’oreille humaine. Pour nous, riverains, un avion à 3 heures du matin reste un réveil brutal, qu’il soit “moderne” ou non.
- Version B : L’argument du renouvellement de flotte est une imposture pour le fret nocturne. L’ACNUSA souligne qu’il n’existe pas d’avions cargo récents dans la gamme “Neo” ou “Max” pour les vols court/moyen-courriers. Comme le fret constitue l’essentiel du trafic en cœur de nuit, le scénario B ne réduira en rien le bruit que nous subissons entre minuit et 6h.
- Version C : Le rapport avance un taux de renouvellement de 63 % la nuit en 2029, ce qui est totalement irréaliste par rapport aux 24 % retenus à Toulouse. Même les compagnies aériennes ont exprimé leurs doutes en demandant déjà des dérogations. On nous fait une promesse technologique que personne ne peut garantir, pour éviter la seule mesure efficace : le couvre-feu.
- Version D : Réduire mathématiquement le périmètre des courbes de bruit sur une carte avec des avions “Neo” ne protège pas notre sommeil. L’intensité sonore perçue reste largement suffisante pour fragmenter nos nuits et provoquer des troubles de santé. Le scénario B privilégie un gain mathématique marginal au lieu d’un répit nocturne réel et nécessaire.
- Version E : L’examen du rapport détaillé montre que l’atteinte de l’objectif par le scénario B tient plus à la suppression hypothétique de vols qu’au silence des moteurs. Or, ces suppressions dépendront du bon vouloir des compagnies aériennes et pourront être annulées dès 2029. C’est une mesure en trompe-l’œil qui n’apportera aucune amélioration concrète à notre qualité de vie.
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4. Sur les indicateurs et l’évaluation économique
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- Version A : Je récuse l’utilisation des moyennes annuelles (Lnight) pour mesurer l’impact sur notre santé. Le sommeil ne fonctionne pas “en moyenne” : ce qui nous rend malades, c’est le nombre de réveils par nuit . Le scénario B maintient ces réveils, là où un couvre-feu (Bbis) apporterait un répit immédiat et mesurable pour tous.
- Version B : Pourquoi avoir supprimé l’indicateur NA62 (nombre de vols > 62dB) initialement proposé ? C’était le seul capable de refléter la nuisance réelle pour les plus de 100 000 habitants concernés par les nuisances des différentes trajectoires En se limitant au NA70>5, l’étude ne s’intéresse qu’aux 4000 personnes les plus exposées et n’accorde aucune considération aux dizaines de milliers de riverains situés en dehors du PEB.
- Version C : Les pertes économiques de 6 M€ avancées pour disqualifier le couvre-feu sont dérisoires face au coût social de notre santé . Pourquoi les dividendes de l’aéroport pèsent-ils plus lourd que les pathologies cardiovasculaires causées par le bruit nocturne ? L’arbitrage du Préfet est purement financier et méprise l’intérêt général.
- Version D : L’étude économique repose sur les seules déclarations des compagnies, juges et parties, sans aucun audit indépendant. Ce sont les compagnies qui ont estimé les conséquences des différents scénarios en termes de suppression et report de vols. On a laissé les acteurs économiques dicter leurs conditions pour éviter les restrictions les plus efficaces. Une politique de santé publique ne peut pas dépendre d’engagements non contraignants d’entreprises privées.
- Version E : Le rapport prétend que maintenir des vols toute la nuit (Scénario B) aurait le même effet acoustique qu’un couvre-feu (Bbis). C’est physiquement absurde et contre-intuitif. Ce résultat ne s’explique que par le choix d’indicateurs peu discriminants qui masquent volontairement les bénéfices d’un arrêt total des vols en cœur de nuit.
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5. Conclusion : Demande de couvre-feu (Scenario Bbis ou 3)
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- Version A : En conclusion, le scénario B n’offre aucune garantie de réduction durable des nuisances, car les restrictions s’évaporeront avec le renouvellement “naturel” de la flotte après 2029. Je demande le retour au scénario Bbis ou 3 : seul un couvre-feu strict entre 0h et 6h est une mesure de santé publique claire, efficace et contrôlable.
- Version B : Le droit au repos des riverains n’est pas une variable d’ajustement économique. Le scénario B est un compromis fragile qui protège les profits avant les gens. Je rejette ce projet d’arrêté et exige une période de répit nocturne totale en cœur de nuit, telle que prévue par le scénario 3 de l’étude initiale.
- Version C : Le scénario B est une mesure de court terme. Au-delà de 2029, la croissance du trafic reprendra sans limites dès que les avions respecteront mathématiquement les normes. Je demande une décision robuste et pérenne : un couvre-feu effectif qui ne dépende pas des évolutions technologiques hypothétiques.
- Version D : Les autres grands aéroports (Toulouse, etc.) ont retenu le couvre-feu lors de leur EIAE. Pourquoi les Bordelais seraient-ils moins protégés ? Je conteste le choix du Préfet et demande l’application du scénario Bbis ou 3, seules options garantissant la fin du fractionnement du sommeil pour les dizaines de milliers de personnes impactées
- Version E : Les résultats de l’EIAE sont inacceptables en l’état car basés sur des hypothèses insincères. Je demande que l’autorité administrative révise sa position et retienne une option incluant un arrêt total des vols entre minuit et 6 heures. C’est la seule mesure capable de protéger réellement le cadre de vie des habitants de la métropole.
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